Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons !
Quia per sanctam Crucem tuam redimisti mundum.
Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.

Considérons combien fut grande la douleur de Jésus-Christ lorsque les bourreaux lui arrachèrent ses habits. Toutes les plaies qu’il avait reçues et qui avaient collé sa robe contre sa chair sacrée se rouvrirent en ce moment pour lui faire souffrir à la fois tous les tourments de la flagellation. Mais ce qui lui fut encore bien plus sensible, c’était de se voir exposé tout nu à la vue d’une foule immense de spectateurs.

Ô Jésus ! divin agneau, vous voila donc parvenu au lieu de votre supplice, sans que vous ayez ouvert la bouche pour vous plaindre. Ah ! que votre silence est éloquent et énergique ! Avec quelle force ne nous prêche-t-il pas la nécessité de réprimer nos impatiences et nos murmures ! Vous vous laissez encore dépouiller de vos vêtements pour expier le malheur que nous avons eu de perdre le don précieux de la grâce. Daignez donc nous le faire recouvrer et nous dépouiller entièrement du vieil homme, afin que nous ne vivions plus que selon les sentiments de votre coeur adorable.

Pater noster, etc.
Notre Père, qui êtes au cieux, etc.
Ave, Maria, etc.
Je vous salue, Marie, etc.
Gloria Patri, etc.
Gloire au Père, etc.
Miserere nostri, Domine
Ayez pitié de nous, Seigneur.
Miserere nostri
Ayez pitié de nous.
Fidelium animae per misericordiam Dei requiescant in pace.
Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.
Amen.
Ainsi soit-il.

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